Article du 15 novembre 2004 Bien Public
Frôlois macabre découverte dans une grange
Frôlois petit village de 190 habitants dans le canton de Venarey a "sur les bras" une découverte bien embarrassante. Mercredi les gendarmes de la brigade de recherches de Montbard ont retrouvé un corps en état de décomposition avancée dans une des granges de ce bourg de haute Côte d'Or.
L'état du corps réduit presque entièrement à l'état de squelette et retrouvé assis sur une chaise du bâtiment laisse à penser que la mort remonte à plusieurs années. Un cadavre retrouvé dans le cadre d'une affaire de disparition suivie depuis de longs mois par les militaires.
Mais pourquoi cette affaire a-t-elle rebondi aujourd'hui ? Comment s'est passée cette sinistre découverte ? Quel est le sexe de la victime ?
Sur ces questions les gendarmes se montrent très discrets ...
Dans le village, la présence des hommes de la brigade des recherches n'est cependant pas passée inaperçue. Déjà, on cause et on imagine ... car à Frôlois, l'identité présumée de la victime est déjà sur toutes les lèvres quand on évoque cette découverte macabre. Depuis plusieurs années en effet un jeune homme aurait disparu sans donner de nouvelles à ses proches ...Mercredi il semble que sa trace ait finalement été retrouvée dans d'horribles circonstances...
Le tout est désormais d'identifier avec précision le corps de cette victime et de connaître les circonstances exactes de sa mort.
Article du 22 novembre 2004 Bien Public
Le mort de Frôlois garde son secret
Après la découverte du corps d'un homme la semaine dernière.
Onze jours après la sinistre découverte, la rumeur continue d'alimenter le petit village à une quinzaine de kilomètres de Venarey dans le nord de la Côte d'Or. Mercredi 12 novembre, en effet, les gendarmes de la brigade des recherches de Montbard avaient tapé dans le mille et peut-être aussi par là même, reveillé de "vieilles blessures". Dans la partie le Vallon du village, au pied des imposants remparts du chateau, les militaires découvraient en effet un cadavre. Ou ce qu'il peut rester d'un corps qui vient de passer dix ans à l'air libre.. .Un eopération menée dans le cadre d'une recherche de personne disparue depuis de longues années. Qu'est-ce qui a fait que dix ans après la disparition les militaires ont relancé ce dossier? Sur ce sujet aucun commentaires des enquêteurs pour l'instant. Avec prudence, les gendarmes ouvrent la porte, rue de la chapelle . La vieille bicoque de pierre affronte encore le temps. Sur la partie haute de la porte, la date "1799" rappelle que l'édifice a quelques années de vie. Avec l'aide de palettes utilisées pour consolider le plancher du premier étage, les enquêteurs s'approchent ... Sur une chaise , des restes humains. Et si aujourd'hui l'identité de la victime n'est toujours pas prouvée à 100% en attente des résultats scientifiques, c'est bien le nom de Christian Moles (qui figure également sur la petite boîte à lettres de la maison) qui circule dans toutes les bouches du village ...
Considéré comme "marginal" la victime si elle était encore en vie, aurait aujourd'hui 47 ans. Mais son parcours, fait de "voyages et de virées à Troyes ou Dijon" selon divers témoignages, semble avoir pris fin il y a une dizaine d'années. Brouillé avec le reste de sa famille qui vit encore à Frôlois Christian se retrouvait parfois dans cette petite maison. "Mais il ne restait jamais bien souvent" raconte un riverain.
Un nom sur la porte qui a d'ailleurs été mystérieusement recouvert par une planche en bois avant d'être à nouveau dévoilé par les gendarmes - une antenne placée dans le prolongement des barreaux de la fenêtre du premier étage, un baromètre...Autant d'indices qui montrent qu'un temps, il y a eu de la vie ici. Mais pendant toutes ces années, personne n'est allé voir chez lui. Dans le village, il se disait même que la porte risquait d'être piégée. Le secret autour de cette maison était bien gardé...
Aujourd'hui, les gendarmes attendent d'autres rrésultats d'analyses car ce qui importe désormais, c'est de connaître les circonstances exactes qui ont entrainé la mort de Christian Moles, victime présumée. L'homme sans travail, était connu pour son penchant pour la boisson et semblait malade du coeur. Ce qui pourrait expliquer une éventuelle mort naturelle. Cependant d'autres pistes sont envisageables.
Mais, quoi qu'il en soit, pendant ces longues années, le mort reposait sur sa chaise, non loin de ses voisins. Et malgré la déclaration de disparition, personne n'est allé voir chez lui. Il y a des morts qu'on oublie plus vite que d'autres ...
29 septembre 2001 Bien Public
Un cas d'ESB sur un bovin né en Côte d'or
Un cas d'encéphalite spongiforme bovine a été détecté dans la Sarthe sur une vache née en Côte d'Or. Le cheptel de l'élévage sarthois sera abattu ainsi que les 181 vaches du cheptel Cote d'orien où l'animal est né.
30 septembre 2001 Bien Public
Un cas d'ESB sur un vache originaire de Côte d'Or
Jusqu'à maintenant l'élévage bovin de Côte d'Or a été épargné par l'ESB sans doute parce qu'il est traditionnel (les bêtes sont au pré pendant tout l'été). Cette fois, un éleveur du départemen ta été touché : l'une de ses bêtes, vendue dans la Sarthe, a été détectée positive à l'équarrissage. Comment a-t-elle pu être contaminée?
Tous les techniciens et professionnels étaient réunis hier matin à la préfecture pour une conférence de presse. "Priorité à la transparence".
2 octobre 2001 Bien Public
Cinquante années de travail anéanties
22 octobre 2001 Bien Public
Elevage Darbois à Frôlois
La date de l'abattage de troupeau pas encore fixée
12 novembre 2001 Bien Public
Le cheptel Darbois victime du principe de précaution
ESB : 203 bêtes de Frôlois menées à l'équarrissage
A la ferme du GAEC Darbois s'est passé, hier soir, le dernier acte du drame vécu par ces éleveurs de race brune après qu'une de leurs bêtes, Liberté vendue en 1999 dans la Sarthe ait été détectée positive au test systématique de l'ESB à l'équarrissage. Les 203 bêtes du troupeau ont ét emmenées pour être abattues dans le Jura. (..)
A 16h 30 les 6 camions arrivaient dans le village. A 17h 15 le premier camion partait vers sa destination finale, les derniers prenant la route à la nuit tombée.
Dés 7 heures ce matin les animaux seront euthanasiés par une injection veineuse de T61, produit qui les tue instantanément. Sur tous ceux de plus de 20 mois le bulbe rachidien sera prélevé par les services vétérinaires qui seront présents dans l'établissement d'équarrissage pour tout contrôler. Pour les 7 vaches sur qui ont été prélevé des embryons en vue de les injecter à des bêtes du prochain cheptel, les analyses seront réalisées immédiatement et s'il n'y a pas d'ESB la direction des services vétérinaires donnera son feu vert pour les inséminations artificielles. (...) Les étables seront curées cette nuit et préparées pour accueillir les 30 premières vaches du nouveau troupeau qui doivent arriver à la ferme dès cet après-midi, les autres sont attendues pour la fin de la semaine. Toutes viennent de Côte d'Or. Elles permettront aux éleveurs de reprendre leur métier et il faudra au moins quatre ou cinq années pour retrouver une activité normale. (...) Sur les lieux Guy Chambrette, Président de la Chambre départementale d'agriculture, Jean-Pierre Fleury, Président de l'établisssement de l'élevage, Thierry Besançon, Président de la FDSEA (...) Tous s'accordent à dire que cet abattage "est un gâchis" et "avec tout ce que l'on connait aujourd'hui on aurait pu éviter l'abattage d'au moins la moitié du troupeau".