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Histoire d'un village , Demographie ,Images (cartes postales anciennes)

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Jacque BAUDOT


Jacques BAUDOT



    Jacques Baudot a écrit un ouvrage " Les visions de Jacques Baudot chirurgien à Frôlois qui depuis 1777 jusqu'à 1787 ont annoncé la désolation de la France chrétienne et de toute la catholicité " (Disponible à la Bibliothèque municipale de Dijon section Etude)

    Il se compose d'une dédicace, d'un avant-propos, et de deux parties. La deuxième partie évoque l'enfance de Jacques Baudot. Nous ne saurions que conseiller d'avoir la ténacité d'aller jusqu'à cette dernière, ou directement à celle-ci  , sans être rebuté  par la prose exaltée et parfois confuse de ce qui la précède. Elle éclaire avec intelligence et sensibilité sur la vie du jeune Jacques, mais est aussi un témoignage sur  l'existence au 18 ème siècle.
    Même si l'on ne partage pas la foi passionnée de Jacques Baudot, que comme ses contemporains l'on s'interroge sur ses visions,  l'on se prend à trouver le personnage attachant.


Extraits

  1. Dédicace 


ô Dieu ! éternel et unique créateur du Ciel et de la Terre, qui dans votre préscience avez voulu m'honorer du don de prophétie, de celui de discerner les esprits, dès 1777, et qui avez bien voulu me faire connaître combien votre justice divine était prête à frapper les enfants des hommes remplis d'iniquité dans ce siècle pervers ; qui m'avez touché et couvert de vos fléaux ; accordez-moi votre grâce divine par le mérite de votre Sainte Croix.

O vous ! qui avez daigné me découvrir la  malice du Démon et celle de tous les siens, qui m'avez fait connaître combien leurs livres étaient souillés et leur coeur corrompu, malgré qu'ils chantassent vos louangess ; rendez-les victimes de leur hypocrisie, de leur fanatisme, de leurs sept vertus et de leurs sept lumières.
C'est vous, Ô mon Dieu ! Christ éternel et très haut qui m'ordonnâte en 1777, de dire aux peuples : Vous qui écoutez et qui n'entendez point, et qui voyez la vision sans la  connaître, vous serez donc semblables aux sourds et aux aveugles ?
Ensuite m'ayant accordé la parole que vous donnâtent jadis aux prophètes Isaïe et Jérémie vous avez voulu qu'après avoir annoncé à la france que ses iniquités étaient au comble et que la mesure était pleine, je leur dis :
Ecoutez, peuples, dont le coeur est corrompu, qui êtes sans yeux, sans oreilles, ne craignez-vous point que le Seigneur votre Dieu vous abandonne?
Lui, qui a mis pour limites à lamer un simple sablonn, que les flots en fureur ne sauraient franchir.
Peuples incrédules et rebelles, vos iniquités irritent le Seigneur ; vous serez écrasés et réduits en servitude par la bête et les siens.
Oui Seigneur, leurs iniquitrés et sacrilèges vous ont tellement courroucé que vous avez envoyé contre eux vos quatre très mauvais jugeemnts, savoir : l'épée, la famine, la peste et les mauvaises bêtes.
Vous les avez frappés de trois très mauvaises verges : du sens réprouvé, de l'entendement infernal et du jugement de toutes prédictions.
Ils sont devenus leurs propres idoles, oubliant la doctrine de leurs pères.
La bête et les siens règnent sur eux ; vous permettez qu'ils soient leurs esclaves.
Vos saintes écritures ne nous enseignent-elles pas que celui qui fera le bien, participera à votre gloire, et que celui qui fera le mal sera pour toujours dans le senfers ?
Malheur à celui qui succombe au pêché, et qui encourt votre malédiction éternelle.
Aussi, est-ce par le pêché, que Satan a cru devoir assurer sa victoire sur les hommes.
Vous connaissez tout Ô mon Dieu ! et si vous avez permis les entreprises de l'ennemi sur votre faible créature , vous avez pu également l'en éloigner.
Ô mon Dieu ! vous avez vu l'ennemi  et le sien, leurs trois têtes, cinq troncs et douze ailes. Il a abordé chez les Français.
Parmi eux, le nombre des orgueilleux et des impies, y surpassait les pauvres d'esprit, le simples et véritables chrétiens, prêts à être renversés par les méchants.
Ceux-ci n'ont cessé de tendre leurs reets pour perdre les hommes ; leurs maisons étaient la demeure de la fraude. Ils ont transgressé votre divine parole.
Ils ont rendu la veuve et l'orphelin victimes de leur rapacité ; mais leurs cris s'élèvent jusqu'à vous , et demandent une juste vengeance qui leur sera accordée.
Vos divines écritures , Ô Dieu vivant et véritable ! nous enseignent que rien n'existe que par vous, que vous seul dirigez tout , et que vous êtes l'unique rédempteur des hommes.
Vous êtes le Dieu des armées et des Batailles : des armées, parce que cous seul gouvernez toutes choses avec ordre et justice.
Vous seul accordez la victoire à vos bonnes  créatures sur leurs passions , et vous précipitez dans les abîmes éternels, celui qui s'abandonne à l'Esprit de révolte et des siens.
Ô mon Dieu ! vous êtes aussi celui des batailles ; car c'est vous qui donnez la force aux bons , pour combattre le Démon et les siens, et qui accordez la victoire à quiconque marche constamment dans le sentier de la vertu.
Mon Seigneur et mon Dieu , unique rédempteur des hommes , vous avez aimé Jacob et voué votre haine à Essaü.
L'adversaire, l'ennemi avec son ah ! J.C.J.C. , a voulu un Dieu d'iniquité mais tous vos saints patriarches et prophètes ,; les apôtres et les évangélistes, les vrais chrétiens, catholiques, apostoliques et romains, se sont toujours opposés et s'opposent jusqu'à la fin des siècles à ce que votre divine majesté soit profanée.
Vous seul , êtes et serez éternellemnt le Dieu véritable, le très -haut ; mais le Diable ne sera jamais regardé come une divinité , ou par les mauvaises anges et les hommes chargés de crimes.
Vous dites, Ô mon Dieu ! par la bouche de Moyse : j'aurai merci de celui à qui je voudrai faire merci ; et je lui ferai miséricorde.
Vous êtes le Dieu de toute permanence, c'est vous qui dirigez tout ; les justes ne dépendent que de vous seul. C'est par votre puissance qu'en 1787 , vous avez bien voulu éloigner l'ennemi d'auprès de moi  , éclairer mon entendement pour comprendrre vos vérités , et qui me transfiguratent en moi-même,et en plusieurs espèces.
Mais Seigneur! quant à votre ennemi et les siens , après toutes ses recherches et épreuves ; après avoir osé dire qu'il était la lumière de votre sainte loiil s'est élu et érigé , par ses trois têtes , cinq troncs et douze ailes ,  père célest et trinité divine.
Marchant, courant, sautant, dansant et cabriolant ; se promenant en long et en large sur le smontagnes, colines, vallées et plaines, courant la mer , les fleuves et les ruisseaux ;  se déguisant de toute manière en mâle, femelle, cannonier, buteur, escamoteur; piaillant, criant, et tempêtant ; excitant à la guerrre, au meutre, à l'assassin et au pillage ; il a bien prouvé qu'il était le seul auteur du pêché ; et que réuni aux siens , excitant à la guerre, au meutre, à l'assassin et au pillage , il ne pouvait et ne voulait faire que le mal.
C'est dans votre esprit san , Ô mon Dieu ! que le sage Salomon à composé ses trois mille paraboles, et ses cinq mille cantiques, dont tous le speuples ont émerveillés.
Mais c'est avec l'esprit de malédiction que nous avons vu s'élever la fausse philosophie, l'alcoran, les cantates, les sentences et tous le sprincipes de fornication.
C'est avec tous les beaux contes, quen 1777 Lucifer et les siens ont prétendu m'infuseer et incerner dans leurs scinces et voies.
Tous accouraient ; les uns attirés par les nouveautés, avec leurs trines, quatrines et leurs trois têtes ; cinq troncs et douze ailes, les autres s'opposant par leurs têtes, pattes et queues de dragon.
Ceux-ci ressemblaient à des lions , ceux-là à l'aspic et au basilic.
Aussi quelle contradiction et quelle fureur en eux!
Prêts à s'étrangler, n'étant nullement liés, il n'est pas de méchancetés, réunies à leurs montagnes et cercles , qu'ils n'aient épuisés.
Pénétré de votre esprit, Ô mon Dieu !je n'ai pas succombé à la tentation et je n'ai cessé de vous reconnître pour le seul auteur de tout bien, et le seul principe de toute vérité.
Ainsi que le fit votre apôtre St Paul ; c'est en croyant de coeur, chrétien, que l'on est justifié ; et c'est en ne croyant pas que l'on est condamné.  C'est en confessant de coeur et de bouche, que le salut s'acquiert, tandis que l'incrédulité mène à la damnation éternelle.
C'est ainsi que ce saint apôtre l'écrivait dans son épitre aux Romains chapitre X.
Mais l'ennemi n'a pu et ne saurair vous outrager, éternel Créateur du ciel et de la terre, rédempteur des hommes, par ignorance ou absurdité.
Less iens exercent le mal par pure méchanceté ; guidés par l'orgueil la révolte ou la tentation, ils ne sont soumis qu'à leur  ah! J.C.J.C. Ils n'ont point ignoré votre vivante parole par laquelle vous avez créé le ciel et la terre ; c'est de votre main que l'homme a été formé ; cependant ils n'ont pas craint de vous blasphémer, ni de renverser le signe adorable de votre rédemption.
Plein d'une sainte horreur, me rappelant que le saitn Prophète a dit : heureux l'homme qui ne se laisse point aller au conseil des méchants ; j'ai écarté de moi tout ce qui tendait à m'éloigner de vos saintes voies.
Saint Paul a dit : Ne jugez rien avant que le Seigneur ne vienne ; c'est lui qui vous éclairera et qui vous conseillera.
Il aimera le sage et maudira l'impie.
C'est vous , ô mon dieu, qui êtes le refuge des malheureux et le soutien des faibles.
A vou seul, ô mon adorable Sauveur ! appartient la distribution des grâces.
C'est vous qui avez daigné malgré mon extrême ignorance, me choisir pour  instruire vos créatures, et les prévenir contre l'esprit des ténèbres.
Souffrez donc Seigneur ! que je vous consacre le travail qui m'a été inspiré par  votre Esprit sain, ne le rejetez point à cause de ma vie pécheresse ; agréez-le au contraire et mettez-le sous votre sainte garde.
Ayez misération de moi, votre pauvre créature pécheresse, ainsi soit-il


                                           Votre pauvre créature chrétienne       Jacques BAUDOT


        Avant propos

                        Si non credideritis, non intelligetis
                        Si vous ne croyez pas, vous n'entendrez pas   Isaïe


L'histoire des ombres, visions et révélations, dont je traite, est une des plus frappantes de celles qui puissent être rapportées qux enfans de la terre.
Que les enfans des ténèbres et de ce siècle apprennent les vérités qui y sont développées.
Qu'ils reconnaissent les peines éternelles qu'ils encourent.
C'est là où ils verront la fausseté , le mensonge et les illusions du Père du péché ; les erreurs de leurs Dieux trines et quatrines, et tous ceux qui composent les légions s ataniques. Ils sauront que cet ouvrage vient de la vérité même, et ne pourront en méconnaître les preuves, d'après ce qui est survenu depuis 1789.
Les plus incrédules, ceux qui manquent d'intelligence, ne sauraient me taxer d'invention. Ils ne sauraient dire que ce Traité d emes visions, depuis 1777 jusqu'à 1787, soit un ouvrage fait à plaisir, ou compilé d'après aucune histoire ancienne ou nouvelle.
Ainsi, celui qui la lira attentivement et chrétiennement, avec un esprit humble, fidèle à Dieu et rempli de sa sainte crainte, verra avec calme et sérénité, l améchanceté du Démon et des siens.
Il y reconnaîtra leurs mystères, leurs pactes et leurs magies. La souveraine puissance de l'Etre suprême et ses divins attributs, se présenteront à son entendement sans le secours des paraboles et des énigmes.
Ceux qui auront le coeur droit et juste comprendront les vérités que je vais leur annoncer.
Or, la vérité nous enseigne quels sont les enfans de la grâce, et quels sont les enfans du péché.
Elle nous fait istinguer les bons des méchants, et nous empêche de confondre les élus de JC avec ceux dévoués aux flammes éternelles.
Elle nous fait connaître ces ames perverses, toujours prêtes à outrager la divinité et à martyriser les fidèles.
Qui sont toujours disposés, ainsi que des loups, des tigres et des lions rugissants, à tout dévorer, à blasphémer sans cesse l'Etre éternel, en voulant  réduire ses créaures, dans la plus ignominieuse des servitudes.
Ainsi, leur divises, leurs attributs, ne sont que des serpents, des aigles et des satyres.
Ce n'est qu'à Dieu seul, et à sa droite de ses saints jugemens, à qui il faut ouvrir l'ouie, le coeur et l'entendement, et non au tentateur, à l'esprit de dissolution et d'abomination.
Ecoutez le Psalmiste, il nous dit :
Si vous parlez véritablement et selon la justice, jugez dons aussi selon la même équité, ô enfans des hommes !
Mais au contraire, vous formez dans le fond de votre coeur des desseins d'iniquités ; et vos mains ne s'emploient qu'à commettre des injustices sur la terre.
Les pecheurs se sont éloignés de la justice dès leur naissance ; et ils se sont égarés dès qu'ils sont sortis du sein de leur mère ; ils ont dit des choses fausses.
Leur fureur est semblable à celle du serpent, et de l'aspic qui se rend sourd en se bouchant les oreilles.
Et qui ne veut point entendre la voix des enchanteurs , du magicien qui use d 'adresse pour l'enchanter.
Dieu brisera leurs dents dans leur boche : le Seigneur mettra en poudre les machoires des lions.
Ils seront réduits à rien, comme une eau qui passe : il a tendu son arc jusqu'à ce qu'ils tombent dans la dernière faiblesse.
Ils seront détruits comme la cire que la chaleur fait fondre et couler ; le feu est tombé d'en haut sur eux ; ils n'ont plus vu le soleil.
Avant qu'ils puissent connaître que leurs épines sont parvenues jusqu'à la force d'un arbrisseau, il le snegloutit comme tout vivans dans sa colère.
Le juste se réjouira en voyant la vengence que Dieu prendra des impies ; et il lavera ses mains dans le sang du pécheur.
Et les hommes diront alors : puisque le Juste retire du fruit de sa justice ; il y a sans dout e un Dieu qui juge les hommes sur la terre !
Que sont les hommes en ce jour ? des chrétiens faibles, sourds à la voix de Dieu et à celle de sa saint église .
Se complaisant mieux dans le coeur, l'âme et l'esprit de la bête, de Satan et de ses autres.
Préférant la voix maudite de la fausse philosophie, à celle qui nous est enseignée par les saints évangiles.
Cependant j'ai cette confiance en Dieu, quaidé de sa grâce il n'est personne, quelque pécheresse qu'elle puisse être, qui ne puisse rentrer dans le chemin de la vertu.
Que plusieurs croiront aux Visions qu'il a plût à Dieu de m'envoyer depuis 1777 jusqu'à 1787.
Qu'ils écouteront et apprendront avec sensibilité les vérittés que j'expose, et qu'ils renonceront aux hérésies et infidélités dans lesquelles ils se sont livrés.
Enfin, qu'ils fouleront sous leurs pieds le levain des scribes et des pharisiens.
Ce que je présente, n'est qu'une histoire purement prophétique et instructive de la foi, de laquelle tout chrétien, catholique, apostolique et romain, ne doit jamais s'écarter.
C'est la connaissance des attaques du Démon, que Dieu a voulu que je misse à découvert, pour confondre les intrus, et prémunir les fidèles contre leurs séductions.
En vain, s'élevera-t-on contre moi, ainsi que les princes s'élevèrent contre Jérémie ; Caîphe et Hérode contre le Seigneur ; Annanias, contre Saint Paul, et les méchants et les tyrans contre les justes ; on ne saurait empêcher que je manifeste ma mission. Eh! que peuvent les méchants contre celui que l'Esprit Saint anime ?
N'est ce pas lui qui dès le commencement fit choix de fervent Abel, d'Enoch, et de Melchicedech ? ensuite d'Abraham, d'Isaac, de Job, l'amour de sa puidssance ? de Moyse, la splandeur de son saint nom, et de tous les saints prophètes qui sont autant de rayons de sa divinité.
C'est lui qui a choisi ses apôtres ; c'est lui qui m'inspire, et tous vrais chrétiens recevront avec confiance l'impression que la lecture de mes visions doit faire sur eux. Ils y reconnaitront le doigt de l'Eternel, et que c'est la charité divine qui les a transcrites.
Credo videre bona domini in terra viventium Ps 26  V 13 Mais plusieurs feront les sourds, ils se moqueront, et tourneront en railleries la grâce et la miséricorde divines.
Car ce siècle n'est pas celui de la vertu ; c'est le siècle de la cupidité, des iniquités, de l'orgueil et de l'impiété. On me dira sans littérature : on taxera mes écrits d'incohérence, de faux raisonnemens, mais jadis, le peuple juif parlait ainsi des prophètes ; ils les lapidaient.
N'est ce pas eux , n'est ce pas les incrédules qui ont sacrifié le Dieu de Sinaïe, de la montagne du Tabord, lorsque pour racheter les hommes, il a bien voulu se revêtir de la nature humaine ? Jérémie  chap 6 V 23 dit : depuis le petit jusqu'au plus grand, tous s'étudient à satisfaire leur avaarice ; depuis la prophète jusqu'au prêtre , tous n epensent qu'à tromper avec adresse.
Malheur à vous, docteurs de la foi , parce que vous êtes saisis de la clef de la science, et non seulement vous n'y êtes pas entrés vous-mêmes ;mais vous avez empêché d'y entrer ceux qui le voulaient faire St Luc chap 11 V 52
J'ajouterai d'après l'Evangéliste : malheur à ceux qui ne sont point touchés de l'état affreux dans lequel se trouve la France, depuis 1790, et qui réunis au Démon et aux siens, ont contribué aux crimes dont elle a été couverte.
Sans cesse attaché à mon Dieu, j'ai dit avec David : Ô Dieu, ô mon Dieu ! je veille et j'aspire vers vous dès qu ela lumière paraît.
Mon âme brûle d'une soif ardent e pour vous. Et en combien d emaières ma chair se sent elle aussi pressée de cette ardeur?
Dans cette terre déserte où je me trouve et où il n'y a ni chemein ni eau, je me suis présenté devant vous comme dans votre sanctuaire, pour contempler votre puissance et votre gloire .
Parce que votre miséricorde est préférable à toutes les vies,mes lèvres seront occupées à vous louer.
Ainsi, je vous bénirai tant que je vivrai et je leverai mes amins vers le ciel en invoquant votre nom.
Que mon âme soit remplie et comme rassasiée et engraissée ; ma bouche vous louera dans de saints transports de joie.
Si je me suis souvenu de vous étant sur monlit, je serai tout occupé le matin de la méditation de votre grandeur, parce que vous avez pris am défense.
Et je me réjouirai à l'ombre de vos ailes, mon âme s'est attachée à vous suivre, et votre droite m'a soutenu.
Quand à eux, c'est en vain qu'ils ont cherché à m'oter la vie. Ils entreront dans les parties les plus basses de l'a terre ; ils seront livrés à l'épée ; ils deviendront le partage des renards.
Mais pour le Roi, il se rejouira en Dieu ; tous ceux qui gardent le serment qu'ils lui ont prêté recevront des louanges ; parce que la bouche de ceux qui disaient des choses injustes a été fermée.
Or quiconque n'a pas dit à Satan et aux siens : je suis à vous, je renonce à mon Dieu, au Dieu des vrais catholiques, je lui deviens infidèle, j'apostasie ; a du s'attendre à toutes sortes de persécutions.
Ce sont ces vérités que j'ai exposées tant au saint siège de Lyon, qu'aux conseils de Paris.
Je leur ai prédit clairement que le prince des ténèbres, le suprême législateur du péché, viendrait, accompagné de ses ept lumières et de ses sept vertus, et s'annoncerait pour être le père céleste. Que le règne des méchants était arrivé et que la France allait être plongée dans une mer de désolation.
Qu'avec l'ere et les calendes sataniques, ils renverseraient la croix du Seigneur, détruiraient ses temples après les avoir pillés, et répandraient la terreur pour faire oublier les 10 commandemnts de Dieu et les 6  de son église sainte.
Mais le Seigneur ne délaissera pas son  peuple ; du haut de son trône, il dissipera ses ennemis, ainsi que le vent éloigne les nuages.
Les maux qu'il leur prépare sont sans nombre ; ils seront terribles, puisqu'ils seront proportionnés à leurs crimes.
La bonté du Seigneur, environnera ceux qui lui seront attachés ; les paroles qu'il a fait entendre ont été taxées d'incohérence et sans liaisons.
Les philosophes, et toute la tourbe révolutionnaire , les ont rejetées avec mépris ; ils  ont fermé leur coeur à la grâce divine, et se sont livrés tout entiers à la séduction et au  joug du Démon.
A la vérité, dans cet abrégé de mes Visions, je n'ai suivi que la rectitude et la véhémence qui m'ont eté inspirées dès 1777 ; dès cette époque , j'ai été accablé et frappé des évenements terribles qui devaient avoir lieu dans la France chrétienne.
Dés-lors je vis combien de choses effroyables naîtraient de la révolution, et que Dieu avait arrêté les châtiments terribles que l'homme pécheur ne cessait de mériter.
Cependant j'ai gardé le silence sur bien des faits très importants quoiqu'ils me fussent connus ; et celà parce que le serviteur ne doit pas élever sa voix au-dessus de celle du maître ; ni le séculier parler plus haut que le régulier.
J'ai marché dans la voie que Dieu m'a tracée, sans m'en écarter par orgueil ; sa grâce seule a été mon guide ; la pauvreté et l'humilité chrétienne, sont les bornes dans lesquelles je me suis renfermé.
Jamis je n'ai fait pacte avec l'ennemi, ni sanctionné ses oeuvres, quelque sappas que lui et les siens m'aient présentés. Il est impossible que celui qui pense bien puisse amalgamer ou réunir Dieu à Satan ; quelle simmilitde peut il exister entre le vice et l a vertu ?
O Peuple Français ! s'écriait le démon depuis 1777, ne crois pas m'échapper ; tu dors et je veille.
C'est sous le nom imposant de philosophie que je te rendrai mon esclave, tu ne saurais te garantir de mes attaques ; Voltaire et Rousseau, mes précurseurs, t'entraineront dans mes filets, desquels tu ne sauras te dégager, ant que ton oreille sera ouverte à leurs fausses maximes.
Ces cris de l'Esprit superbe, répétés par ses anges apostats, n'ont pas pu pénétrer jusqu'à mon coeur.
Quiconque n'est point dépourvu de la simplicité évangélique sera persuadé de ce que j'ai annoncé.
Il reconnaitra que mes visions sont toutes vérotés ; qu'elles ne sauraient  être des choses imaginées.
Que si elles ont été rejettées par le Saint Siège  de lyon, ce n'a été que par une incrédiluté souenue par défaut de preuves non manifestées en 1788.
Mais aujourd'hui , nul ne peut les contester : les evenements survenus, ainsi que je les avais prédits, attestent et confirment de la manière la plus claire, combien je ne parlais , je n'écrivais que d'après l'inspiration divien.
Il n'y aura donc que l'esclave du Démon celui qu'il retient dans ses filets ; l'insensé dont l'orgueil lui persuade qu'il est philososphe, et en un   mot tous les enfans de la terre , incapables de se dégager du péché, qui resteront dans les ténèbres de l'incrédulité, pour être ensuite précipités dans celles de l'enfer.
Qui est l'auteur de la révolution française, et de ses attributs ? Ce ne peut être que celui qui, avec ses autres s'écria ah! J.C.J.C. celui qui s'est déchainé dès 1777 qui a créé la montagne et les cercles.
Quionque aime à s'instruire aura paix et miséricorde.
Mais la condamnation et la malédiction, seront le partage de celui qui se refuse à l'évidence.
Car la parole s'écoute et elle s'entend ; mais le sage s'éprouve.
St Jean dit : Mes très chers, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour vous assurer qu'ils sont de Dieu ; car il s'est élevé dans le monde un grand nombre de faux prophètes.
Voici à quoi on connait qu'un esprit est de Dieu. Tout esprit qui confesse que JC est venu avec une chair véritable est de Dieu. Et tout esprit qui divise JC n'est point de Dieu. C'est là l'anté-christ, dont vous avez oui dire qu'il doit venir, et il est déjà dans le monde.
Ils sont du monde : aussi parlent-ils le langage du   monde et le monde les écoute.
Mais pour nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connait Dieu, nous écoute ; celui qui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point. C'est à celà que nous connaisons l'esprit d'erreur. Mes très chers aimons-nous les uns les autres : car la charité vient de Dieu, et tout homme qui aime, est né de Dieu, et connait Dieu.
Celu qui n'aime pas ne connait point Dieu, parce que Dieu est charité.
C'est en ceci que l'amour de Dieu envers nous s'est montré ; c'est qu'il a envoyé son fils unique au monde, afin que nous ayons la vie par lui  Ep. St Jean chap 5
En lisant les divines écritures j'y vois les instructions les plus sensibles que tous chrétiens doivent suivre.
Le coeur dispose ses voies, mais à Dieu seul appartient de diriger ses pas.
L'homme est maître de sa pensée ; mais c'est par l''esprit divin que ses paroles sont dictées.
L'esprit de l'homme est la lampe du Seigneur ; soumettons le lui, afin qu'il l'éclaire de son souffle divin.
Dieu abhorre la méchanceté et l'injustice. Les actions de l'homme vicieux ne sauraient avoir le caractère de l'innocence.
Si le Seigneur a souffert les entreprises de Satan, celà l'a été que pour sa plus grande gloire et  celle de sa sainte église.
En vain il a exercé sa haine sur moi jusqu'à me cribler.
Inutilement lui et les siens nous ont foulés sous leurs pieds diaboliques et nous ont frappés ainsi qu'un argousin impitoyable frappe de verges le malheureux esclave qui lui est confié.
Le Très Haut n'a permis toutes ces choses que pour confondre avec plus d'éclat, l'esprit rebelle et les infâmes apostats.
Cet avant_propos paraîtra long aux personnes peu vertueuses ; malgré l'ironie qui pourrait en résulter, je n'ai pu me dispenser de fiare connaître combien la malice du Démon s'est efforcée de tout renverser ; et combien la ceux qui se sont attachés à lui doivent craindre la colère céleste.
Dans ce traité on verra le rapport intime qui se trouve entre ce que j'ai annoncé bien avant le révolution, et ce qu'avait prédit aux juifs le prophète Sophoniequand il dit au chapitre 3 :
Lalédiction sur Jerusalem , qui irrite sans cesse le Seigneur, et qui après avoir été rachetée demeure stupide comme une colombe. Elle n'a pas écouté la voix de ceux qui l'avertissaient de ses crimes. Ses princes sont au milieu d'elle comme des lions rugissants. Et ses juges comme des loups qui dévorent leur proie.
Tout vrai chrétien comprendra le sens des visions que j'ai reçues de Dieu.
En les lisant attentivement, il y reconnaîtra l'Esprit divin dont j'ai été animé, et en fera un usage propre à lui mériter la gloire céleste.



Premier Chapitre


Dieu, dans tous les temps, a fait choix des personnes dignes d'annoncer aux hommes, sa divine parole. Doué de l'esprit prophétique, dès 1777, j'ai annoncé le smalheurs dont la France chrétienne serait affligée depuis 1789.
En 1778, j'en présentai l'historique au St Siège de Lyon; mais les scribes et les pharisiens étaient aveugles.
Presé de l'Esprit saint, je m'adressai, l'année suivante à la cour, et je n'y trouvai que des incrédules. Encore ai-je été moins écouté par les enfans du démon ; à ma voix, des cris de rage et de fureur ont été poussés :  ni le comité de sécurité générale, ni le conseil des cinq cents, ne m'ont point entendu. La foi a été violée, et l'étendard de la révolte levé.
(.........)
Je reconnais que Dieu m'a accordé sa grâce, dès 1787, quelques efforts qu'ayant faits pour me la faire perdre , les ennemis de mon saalut ; tous enfans de la bête, dignes fils des démocrates effrennés.
(..........)
Voici comme en parle M Gerson, Conseiller de l'Université à Paris , dans son traité des vérités :
"Il faut , dit-il, croire les Miracles des Saints, et  les visions des personnnes dévotes, qui ne sont point contraires àla foi ; l'Eglise les reçoit et permet de els lire ; non qu'ils faille les croire de necessité de salut ; mais parce qu'ils sont propres à instruire les fidèles , et à fiare naître dans le coeur, de saintes réflexions et des mouvements d'une véritable piété "
.........
Caligula et Hliogobal n'ont pas été plus cruels que ces méchants qui réunis m'ont accablé de grâce et employé de lettres étrangères ; signes certains de leurs oeuvres de ténèbres,infidélités, mort, réprobation et malédiction éternelle de DIeu. C'est pourquoi ils n'ont cessé de se débattre, s'opposant à ce qu'il fut reconnu que Dieu et son Saint Esprit m'avaient doué du don de ses  prophéties claires et intelligibles.
(..........)
Mais Satan n'a cessé de me tendre ses filets ; tous les moyens de séduction ont été employés, soit en flattant mes passions, soit en dégradant ma nature ; les ruses du vieux serpent ont été renouvelées afin de m'éblouir.
(..........)
En vain le démon m'a parlé de s agloire et de celle de ses apostats, me  pressant de renoncer à l'apôtre, pour me conduireselon la chair.
(..........)
Sache que l'homme instruit est grand ; mais aussi que son corps est faible et sa parole contemptible Ecoute ce que dit Paul en son Christ ; par son Christ et tout à son Christ celui qui parle ainsi est un esclave. Mais l'égalité est parlmi nous. En un mot nous sommes philosophes, sois donc philosophe.
(...........)
Cependant de l'oeuvre du démon, il en est résulté la damnable révolution, qui depuis 1789 n'a cessé de renverser la France chrétienne. Preuve certaine de la colère divine.
(..........)
Dieu entout, invariable et régulier en ses sains jugements rempli de miséricorde pour ceux qui ont recours à lui, a permis que je fusse accablé de misères, depuis 1777 ; car depuis ce tems, l'enemi  a eu tout pouvoir su rmoi.
Lui et les siens m'ont ourmenté jour et nuit par leurs tentations ; comme me jouant, secouant et agitant en tous sens dans leur crible, etc...
(..........)
Dans les différents assauts qu'il me fallut soutenir . Dieu m'a rangé parmi ses soldats et c'est ainsi qu'en m'elevant et me donnant la force de combattre l'ennemi il a fait éclater sa miséricorde.
(..........)
Depuis 1777, surtout en 1794, rempli de l'Esprit aint répandu dans le livre de Jérémie, j'ai reproché aux hommes leurs désordres et leurs péchés, je leur ai prédit l apunition terrible qu e l'Eternel leur préparait.
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Mais nul de mes insensés d efrères n'ont voulu m'entendre, ni se réunir à) moi pour demander à Dieu d'écarter des visions qui m'affligeaient.
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En 1781 une dame de toute désolations saintes m'est apparu et dit à un de ses compagnons d'ouvrir un mouchoir blanc ; lequel était semblable à celuidont on se servvait en 1777 pou repandre de l'huile su rma tête.
Quand ce mouchoir fur ouvert, la dame se plaça auprès de moi ; je gardais le silence quoiqu'aussi bien éveillé que la fois qu ema tête fut ointe.
Je m'opposai point à tout ce qu ecette dame voulut faire sur ma personne.
Ayant reconnu que mon coeur et mon âme étaient en  paix, elle m'ouvrit la poitrine, et l'écartant avec le sdeux mains, je vi smon coeur tout à découvert, et le jeu de la circulation qui s'y déroulait.
Ensuite cette dame prit une petit e couronne d'épines qu'elle osrtit de son mouchoir blanc, et la posa sur la base de mon coeur.
Après l'avoir enfonccccée avec ses deux mains elle  ajouta un clou d ela sainte croix et dit à s acompagne qui lui en offrait encore  un, que le premier était suffisant.
Celà terminé, ma poitrine revint dans son état naturel, alors la damme et les personnes qui l'accompagnaient se retirèrent comme elles étaient venues.
Ce miracle dont je confesse l'exacte vérité, était l'oeuvre de Dieu et de sa grâce, il n'en était point ainsi des prestiges du Démon.
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Suite au chapitre deux...








 


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