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Histoire d'un village , Demographie ,Images (cartes postales anciennes)

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Alise Sainte Reine

Illustration représentant la prportion de pélerins venant de Bourgogne (1768-1770)
points proportionnés au nombre de pélerins par paroisse
Alise Sainte Reine

 

d'après « Reine au mont auxois Le culte et le pélerinage de sainte Reine des origines à nos jours » Sous la direction de Ph Boutry et D. Julia Ville de Dijon Cerf disponible à l'achat au musée de la vie bourguignonne de Dijon


Je connaissais les festivités  célébrant Sainte Reine , son mystère, mais c'est de façon triviale que j'ai découvert l'eau miraculeuse d'Alise. Faisant une partie du chemin de Bibracte à Alesia par une toufeur peu propice à la randonnée, j'exposais mon  chien à des périgrinations lui faisant fort tirer la langue . Avisant à Alise deux dames remplissant des bouteilles d'eau bien fraîche à une source nichée dans une petite bâtisse, je leur demandai la permission d'en avoir un peu. Ces deux dames , à qui Mr le curé avait remis la clef ouvrant la grille donnant accès à la source, m'ont expliqué qu'il ne s'agissait pas d'une source ordinaire mais bien d'une source miraculeuse . Elle jaillit à l'endroit où Reine fut décapitée. Elle offrirait des bienfaits permettant de soulager quantité de maux. Voici son histoire ainsi que celle du pélerinage de Sainte Reine qui fut très important dans la région, y compris à Frôlois dans les siècles passés.

 


 
 
 

«  Il n'est surement pas indifférent qu'à la dénomination antique de la toponymie - Alise dérivée de l'oppidum d'Alesia – se soit d'abord ajouté puis progressivement substitué le nom de Saint Reine qui finit par l'emporter à l afin du XVIII ème . Les pélerins faisaient , et font encore la voyage de Sainte Reine.Les fouilles récentes conduites à Alesia ont tout d'abord contribué à réviser fondamentalement la chronologie qui avait été établie lors de précédentes recherches archéologiques menées en 1913, puis de 1922 à 1930. Elles ont mis en évidence trois éléments essentiels : l'existence d'un mausolée ou martyrium de la fin du IV ème ou début V ème siècle qui pourrait bien être le sanctuaire primitif de Sainte Reine d'Alise, indice d'une christianisation très précoce ; la présence d'une basilique – dont le choeur est édifié à l'emplacement même du martyrium – de la fin du V ème siècle, basilique agrandie dans le courant du VI ème siècle ; l'importance d'une nécropole située aux abords immédiats de celle-ci. Car c'est au VI ème et VII ème siècles que les fidèles éprouvent avec la plus grande intensité le désir de se faire inhumer ad sanctum (près du lieu où repose la Sainte)

 

(....)

 
 
 

Dans la seconde moitié du IX ème siècle alors que la nécropole d'Alise semble presque abandonnée, le monastère bénédictin de Flavigny décide et opère en 866 la translation des reliques de Ste Reine (...) C'est à cette période que se diffuse le récit de la passion de Ste Reine qui reprend dans une large mesure l'histoire de Sainte Marguerite, martyre d'Antioche. La translation des reliques – tout à fait officielle puisqu'elle a reçu l'autorisation de l'évêque d'Autun – s'inscrit en réalité dans l'oeuvre de restauration du monastère entreprise par l'abbé Egil, sous l'impulsion du roi Charles le chauve, qui est aussi son ami. Le programme de reconstruction de l'aglise abbatiale avec l'aménagement de cryptes doubles édifiées sur le modèle tout récent de St Germain d'Auxerre en témoigne : il s'agit d'une véritable « confession » de la martyre offerte désormais à la dévotion des pélerins qui peuvent s'y livrer à des pratiques de circumambulation. La légende de Ste Reine est désormais fixée et le récit va circuler, recopié d'abord dand les scriptoriua des cloîtres, puis diffusé à travers les recueils des vies de saints.
(...)
Les témoignages sont nombreux qui attestent la renaissance du pélerinage d'Alise dès le XVI ème siècle. Elle est fondées sur les vertus curatives de la source de Sainte Reine, réputée guérir les maladies de la peau, y compris " la grosse et amuvaise vérole qu'on dit de Naples " , c'est à dire la syphillis.
Le flux de pélerins vers Alise et Favigny a repris.
 (...)
Tout d'abord une congrégation de éguliers franciscins, les cordeliers forts de l'appui du prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, s'installent à Alise en 1644. Ils obtiennent la desserte de la chapelle Sainte Reine ainsi que la régie de la source (dont ils maintiennent la renommée par l'envoi de bouteilles jusque dans la capitale) et répondent aux besoins spirituels de pélerins toujours plus nombreux. Ils resacralisent le pélerinage en important d'Osnabrück une nouvelle relique de Sainte Reine, rapportée à Alise en 1648 par le duc de Longueville . Ils organisent également la scénographie baroque des processions qui se déploient autour du sanctuaire.
Le second élément du renouveau du pélerinage intervient en 1659 avec la fondation d'un hôpital desservi à partir de 1666 - et pour deux siècles - par les filles de la Charité : cet hôpital assure l'accueil matériel des pélerins, tant malades que sains de corps
 (...)
Le développement du pélerinage de Sainte Reine n'aurait vraisemblablement pas été le même sans la protection décisive de la monarchei française. La reine-mère Anne d'Autriche, a personnellemnt favorisé l'installation des Cordeliers à Alise. La reine Anne professe une grande dévotion à Sainte Reine : elle envoie en 1665 deux augustins faire une neuvaine à Alise à son intention alors qu'elle est très malade. C'est elle qui fait remettre aux administrateurs de l'hôpirtal d'Alise un os de métacarpe de Sainte Reine qu'elle a reçu de l'abbaye bénédictine de Flavigny, et qui fournit l'argent nécessaire pour la confection du reliquaire qui doit l'enchâsser."
la seconde moitié du 17 ème est l'apogée du pélerinage . 60 000 pélerins d'après l'évêque d'Autun. Cette estimation est optimiste. Au-delà et durant toute l apremière moitié du XVIII ème , on peut estimer le nombre de pélerins qui font annuellemnt " le voyage de madame Ste Reine à environ 20 000 par an.
[ étapes du pélerinage : depuis turin, venise, bourg en bresse, macon, st trivier, cuisery, tenarre, ouroux, chalon sur saone, chagny, beaune, argilly, nuits st georges, dijon, val suzon, st seine l'abbaye Alise.   -   depuis rouen, corbeil, ponthierry, villeneuve le guyard, pont sur yonne, sens, joigny, pontigny, tonnerre, ancy le franc, ravières, buffon, montbard  - depuis angers , gien, bleneau, toucy auxerre préhy, noyers, aisy sur armançon, st remy montbard  - depuis nevers, clamecy, vézelay, avallon, semur, villenotte ,flavigny ]
Le pélerinage décline à la fin du XVIII ème .

Il sera relancé par le clergé au milieu du XIX ème . A la fin du siècle 6 à 7000 pélerins viennent des environs par an .
C'est l'abé Jovignot qui réorganise les célébrations du 7  septembre avec cortège historique, tableaux vivants relatant la vie de Sainte Reine.

La passion de Sainte Reine

"C'est aux temps de l'empereu Maximin sous la préfecture d'Olibrius que Reine, vierge , fille d'un certain Clément, noble, souffrit sa passion. Comme elle avait 15 ans et qu'elle avait entendu le récit des combats des saints, elle plaçait tout son espoir dans le Seigneur. Or, au cours d'un voyage de Marseille à la cité d'Alise, Olibrius, assis sur son char, découvrant sa grande beauté et égaré par la convoitise, ordonna de s'en saisir. Mais celle-ci après s'être recueillie en prière, fut présentée à sa vue. Interrogée sur sa famille, son nom et son état, elle répondit qu'elle était née libre, se nommait REine et révérait l asainte trinité. " Tu invoques donc " lui dit le préfet "le nom de ce galiléen ou nazaréen ? " je professe en effet" lui répondit Reine , "que , si j'en suis digne mon Seigneur Jesus Christ invoqué pour ma défense étendra sur moi son ombre protectrice comme sur sa servante."
Alors l'impie préfeet ordonna de la tenir sous bonne garde jusqu'à qon arrivée dans la ville et de la conduire en prison jusqu'à ce qu'il eût sacrifié aux dieux et qu'il eût accordé audience publique. Il entra alors dans Alise, sacrifia à ses dieux et , séant publiquement en tribunal ordonna d'amener la jeune fille. En voyant sa beauté son esprit se troubla violemment à son sujet et il lui di ; " jeune fille, reconnais les dieux, car j'ai piti" de ta beauté et de ta faiblesse, et tu recevras de moi beaucoup de richesses, et tu l'emporteras sur toutes les autres filles ; sinon tu subiras tortures et sévices et ton tendre corps sera livré aux pires supplices du glaive et du feu ." Comme elle demeurait intrépide et constante dans s a foi au Christ, il ordonna de la dépouiller de ses vêtements, de la suspendre au chevalet et la frapper de fines lanières.

Mais elle étendue sur le chevalet de torture ne ressentait pas la douleur et , tournant ses yeux vers le ciel disait : "Seigneur, en toi j'ai mis mon espérance, je ne serai pas confondue dans l'éternité." Et pendant qu'on frappait ses tendres membres, les fines lanières entaillaient ses chairs et son sang ruisselait à tel point que les assistants versaient des larmes amères sur son sort et que certains d'entre eux lui disaient : "Oh ! que d'honneurs tu perds à cause de ton  incrédulité ! Concens et sacrifie aux dieux afin d'échapper aux supplices." Mais Reine leur dit : "Vous êtes les conseillers du Mal et vos conseils sont emplis de pensées mauvaises ! Non ! je en consens pas et je ne sacrifie pas car j'ai le Christ Jésus qui me réconforte."
Le préfet en colère ordonna alors de lui arracher les ongles et de fiare déchirer son corps par le sbourreaux, si bien que le cruel et impie préfeet lui-même se couvrit le visage de son vêtement et se détourna ; et de même les assistants se mirent à pleurer en voyant ses chairs torturées.
Le préfet dit alors : " Pourquoi donc Reine, ne peux-tu avoir pitié d etoi-même ? Vois ta chair lacérée et tes membres devenus inertes. Donne moi ton consentement et sacrifie aux dieux ; car il t'est impossible d'échapper aux tourments si tu ne m'obéis pas ." Mais elle ne prenait pas en considération ses paroles et le taitait d'insensé et de malheureux ; alors il ordonna de la détacher et de la reconduire en prison. Là, alors qu'elle était en prière une colombe apparut soudain et une croix s'éleva dans le ciel jusqu'à l'endroit où se tenait la jeune fille ; et la colombe se plaça sur la croix et dit : " je te salue, Reine" en répandnat sur elle par ses paroles un baume très doux." "car une couronne de gloire t'est préparée, le paradis t'est ouvert et tu reposeras en paix parmi tes pères" Et elle glorifiait le Seigneur Dieu.
Le elndemein cependant, quand elle fut amenée et qu'elle lui refusa son consenteemnt, il ordonna de al dépouiller de ses vêtements, de la suspendre au chevalet et d'appliquer des torches sur ses flancs. Mais elle leva les yeux aux ciel et dit : " J'ai traversé le feu et l'eau, et tu m'as conduite au bonheur éternel." Alors l'impie préfet ordonna d'apporter une vaste cuve et de la remplir d'eau ; il fit déposer Reine du chevalet, lui fit lier les pieds et le smains et la fit jeter dans l'eau pour l'asphyxier. Mais elle priait en diqant : 3Seigneur, romps mes liens afin que je t'offre un sacrifice de louanges ; fai que cette eau me soit une eau de félicité ; fais que ce supoplice me soit une illumination salvatrice." Et, après, qu'elle eut prié, ils la précipitèrent dans  cette cuve remplie d'eau ; et voici qu'un formidable tremblement de terre se produisit et qu'une colombe descendit du ciel en portant  une couronne dans son bec ; les liens de la bienheureuse Reine se rompirent et elle se dressa hors d el'eau en louant et en bénissant le Seigneur, disant : "Le Seigneur a triomphé et s'est revêtu de sa gloire :; tu as repandu sur moi ta lumière, Seigneur Jesus CHrist, tu m'as sauvé et tu as eu pitié de ta fille unique, toi qui es béni avant tous les siècles." Et l'on entendait la voix de la colombe qui disait : " Viens , Reine, dans la paix du Christ ; bienheureuse es-tu, cat tu as acquis cette couronne par tes mérites." Alors quatre-vint cinq hommes et femmes crurent dans le Seigneur, et Olibrius au comble de la fureur, la fit décapiter.


Miracles et guérisons de Sainte Reine : fait disparaitre la fièvre, redonne la vue à un aveugle (d'un oeil !) , etc...

 

 


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